J'aime toujours lire chez QUICHOTTINE, MARY J'DAN,
PLUME et P
B-R, alors je ne vais pas vous faire sourire ce soir, mais vous faire travailler un peu les quelques neurones qui ne sont pas
encore brûlés par le soleil, et m'essayer à la recherche littéraire. (je vois des bouches qui sont en train de remonter, non, non, pas ce soir !)
Je vous soumets une lettre, à vous de la déchiffrer AVANT de lire la traduction juste en-dessous..
Lettre de La Pègre repentante à S.M. le Gros Dabuche.
Fiston,
Nos chasses n'ont cessé de lansquiner depuis qu'on t'exbalança sur le grand trimar ; une longe s'est ésgarée depuis qu'à tézigue nous avons brodé sur le mince pour
notre décarade du pré, tu dois penser combien nous crossions de voir nos durs riblés que de plus belle.
Mais ô grand Mec,
Tu as raboulé sur notre orgue, et la première plombe qui va crosser sera celle de notre exbalancement ; nous te rebrodons ce babillard pour te prier de rengracier
sur le panidechy en faveur de nos zigues ; c'est toujours du bocard pané que les amis de la patache brodent pour toi, las d'être au pré où l'on nous saboule sans cesse, où l'on lansquine toute la
longe, où l'on ne peut roupiller de la sorgue, où les durs nous attigent les guibolles, enfin où l'on est sans frusque, sans lizette, sans limasse, sans combre, sans loubions, sans blavins, pas
de passifs de la mère Roussemont, pas de bogue pour savoir les plombes, sans larton, sans crigne, sans tréfouin, sans picton, sans eaudafe, en un mot rien à morfiller, et du cercle
niberte.
NON, PAS LE DROIT DE REGARDER TOUT DE SUITE....
TRADUCTION
Les malheureux forçats à S.M. Louis XVIII, roi de France.
Sire,
Nos yeux n'ont cessé de verser des larmes depuis que nous fûmes privés de votre auguste présence. Une année de souffrance s'est passée depuis l'époque où nous
avions pris la respectueuse liberté de vous adresser une demande en grâce, et ce fut, vous n'en pouvez douter, ô grand roi, un surcroit de douleur en nous voyant, par la malveillance, frustrés de
tout espoir de liberté ;
Mais votre retour a ranimé notre espérance, et nous nous empressons de vous adresser notre supplique, gémissant loin de nos familles désolées, étant accablés de
fers, exposés sans cesse au vent, à la pluie, souvent privés de dormir la nuit, mal vêtus, sans habit, une seule casaque, point de gilet, peu de chemises, pas de mouchoir de poche, de très-gros
souliers, souvent sans pain, sans viande, sans tabac, sans vin, sans eau-de-vie pure, enfin sans rien à manger et pas d'argent. Voilà le tableau de notre triste situation.
ALORS ? VOUS AVIEZ TOUT COMPRIS ?
ET UNE PETITE CHOSE BEAUCOUP PLUS.... LEGERE ?
"Ha, Monsieur mon fils, ainsi vous avez goût à ce petit serpent et à ses petites pommes? (il parle d'une chambrière). Et bien faites-vous! Car plus mignonne
belette mince et ronde, oncques ne vit jamais dans le Sarladais! Hélas! A vous parler à la soldate et sans rien pimplocher (sans fard), j'eusse fort désiré qu'il prendrait fantaisie à votre
aîné François d'entrer en ce joli clos pour y faire ses premières armes. Mais votre aîné se hausse étrangement du col, tordant le nez sur nos gens et ne veut pour son coup d'essai que
demoiselle noble, laquelle n'étant point le Roi de France, je ne peux lui bailler. Et le voilà, à son âge, vierge et pucelet, et plus niais qu'un poussin béjaune (bec jaune) portant encore sa
coquille au cul".
"Je fus en mon inapaisé courroux plus muet que carpion en torrent".
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